TOTEM

Tribal
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Témoignage d’une simplicité retrouvée, Tribal plonge l’auditeur au cœur d’une cérémonie animée par une multitude d’instruments inventés de facture primaire.

Dispersés de part et d’autre du lieu de manière à envelopper le public d’une masse sonore mouvante, une cinquantaine de musiciens font résonner plus de cent tu-yo, bols, canettes sifflantes, trompettes volantes. Ces nouveaux instruments musicaux, tous nés d’un alliage extrêmement simple de divers matériaux tout aussi basiques, ramènent l’art sonore à sa genèse, libérés du poids des instruments traditionnels et de la musique qui leur est associée.

Pur déploiement d’une nappe de sons dont tout rythme est aboli, dont la forme est celle de l’écoulement, de la stase, puis de l’évaporation silencieuse, Tribal a la simplicité de ses instruments. Musique de couleurs, elle a pour motif l’évolution fluctuante de timbres semblables s’organisant par accumulation et prolifération, favorisant l’éclosion d’un univers sonore extrêmement organique. La polyphonie n’est plus qu’une harmonie globale, qu’un timbre total, cachant, derrière sa globalité quasi-statique, des unités incroyablement animées.

Une simplicité de facture; une simplicité de jeu; une simplicité d’écoute : la richesse sonore de l’œuvre ne naît ni d’une virtuosité des doigts ou du souffle, ni d’une complexité structurelle, mais simplement de la qualité d’écoute des musiciens et auditeurs. Le principal outil de l’interprète de Tribal est son oreille : elle lui dicte les gestes qui permettront aux sonorités d’atteindre leur épanouissement maximal. Témoin direct de ce partage entre les musiciens et la matière sonore, le public est invité à se joindre à ce rituel tribal honorant la richesse de la simplicité du son.

L’intégration de l’auditeur dans cette cérémonie est favorisée par l’utilisation élargie du lieu physique, qui le plonge au centre des vibrations sonores. L’espace devient dès lors un paramètre en soi dont l’ensemble de l’œuvre ne pourrait se dissocier tant pour son apport acoustique que pour sa fonction de rassemblement. La matière sonore, le public et les musiciens sont ainsi appelés à vivre une expérience commune, unis en une même tribu par ” l’englobant ” du lieu.


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