Mono no aware

Photo de Pierre Alexandre Tremblay

Photo:

Claudine Levasseur

Mono no aware

Salle multimédia du Conservatoire de musique de Montréal

interprété par

Jean-François Laporte

dans le cadre de:

Totem Électrique #5

À Jean-François

De l’empathie pour les choses éphémères

Prendre le thé : quelle belle façon de contempler différents cycles de vies en un coup d’œil! Écouter l’eau frémir, regarder les feuilles se déplier, sentir les arômes s’extraire. Puis, explorer en bouche le goût, la texture, l’arrière-goût. Finalement, observer les nombreuses imperfections de la poterie, et de la main qui la tient, et du moment qui passe et qui érode tout : tant de beauté dans ces infinies nuances, quand on prend le temps de s’y arrêter.

Comme le dit si bien Okakura Kakuzō dans son Livre du thé : « The heaven of modern humanity is indeed shattered in the Cyclopean struggle for wealth and power. The world is groping in the shadow of egotism and vulgarity. Knowledge is bought through a bad conscience, benevolence practiced for the sake of utility. The East and the West, like two dragons tossed in a sea of ferment, in vain strive to regain the jewel of life. We need a Niuka again to repair the grand devastation; we await the great Avatar. Meanwhile, let us have a sip of tea. The afternoon glow is brightening the bamboos, the fountains are bubbling with delight, the soughing of the pines is heard in our kettle. Let us dream of evanescence, and linger in the beautiful foolishness of things. »

Mono no aware a été réalisée en 2013 dans le studio du compositeur et dans les studios de la University of Huddersfield (Angleterre, R.-U.) et créée par Jean-François Laporte le 1er juin 2013 dans le cadre du concert Totem électrique V présenté à la Salle multimédia du Conservatoire de musique de Montréal (Québec).

Cette œuvre est une commande de Productions Totem contemporain. Merci à Sylvain Pohu et à Jean Piché qui ont rendu l’enregistrement possible. P.-A. Tremblay

La version actuelle a été enregistrée le 2 juin 2013 par Jean-François Laporte dans le studio multipiste de la Faculté de musique de l’Université de Montréal.