Les Chants de l'inaudible

Les Chants de l'inaudible

Les Chants de l'inaudible

Black Box de la Faculté des Beaux-Arts de l'Université Concordia

Idée originale:

Jean-François Laporte

Les chants de l’inaudible cherche à présenter les multiples manifestations de l’air grâce à des processus de mise en vibration sonore. Ces phénomènes vibratoires produits acoustiquement par l’agitation du vent dans les différents dispositifs sonores génèrent une quantité impressionnante de matières sonores organiques. Ces matières, plus communément appelées « drones », sont organisées par accumulation et par prolifération pour donner naissance à un univers sonore très riche et foisonnant. Il en naît une polyphonie qui, générée par ce processus, se transforme en harmonie globale et tonalité totale. On peut capter derrière cette masse sonore presque statique, une multitude de sons débordant de vitalité. Il s’agit d’une installation qui exploite la simplicité apparente de ces « drones » afin que leur minimalisme laisse place à l’imagination. Il devient ainsi possible d’expérimenter la plasticité de ces matières sonores.

Dans cette installation, il n’y a pas de développement au sens musical du terme, pas de mélodie, pas d’harmonie et pas de rythme. L’installation laisse place à ces matières sonores mises en musique qui sont étonnamment riches, arborant un caractère « hyper-réaliste » qui s’approche de l’irréalité. La musique qui en résulte est proche du courant minimaliste utilisant des drones, des bourdonnements et des sons tenus qui s’étirent à l’infini, évoluant presque imperceptiblement, et desquels émerge une infinité d’harmoniques miroitantes.